1 juin 2026 · 8 min de lecture
Conseils pratiquesÉtiquettes des Fêtes : le calendrier pour commander à temps
Dans cet article
• Les délais à prévoir avant la période des Fêtes
• Comment anticiper les besoins en étiquettes saisonnières
• Les erreurs qui causent du stress de dernière minute

Le temps des Fêtes arrive plus vite qu'on pense
Mi-novembre, une conserverie artisanale de la Montérégie reçoit sa plus grosse commande de l'année : douze paniers-cadeaux différents, chacun avec son propre visuel, à livrer chez trois épiceries fines avant le 10 décembre. La propriétaire appelle son imprimeur le jeudi après-midi, convaincue qu'une semaine suffira. La réponse qu'elle reçoit : le prochain créneau de production disponible est dans seize jours. Ce scénario se répète presque à l'identique chaque année, dans des dizaines d'entreprises alimentaires qui attendent la même période pour penser à leurs étiquettes.
Novembre et décembre sont les mois les plus occupés de l'année pour à peu près tous les imprimeurs. Les entreprises qui lancent des produits-cadeaux, des paniers gourmands ou des saveurs saisonnières commandent toutes en même temps. La file d'attente s'allonge vite.
Le résultat, quand on s'y prend trop tard : une commande urgente, un prix majoré, ou pire, une rupture qui retarde une expédition en plein pic de vente.
Les imprimeurs le confirment chaque année : les semaines qui précèdent l'Halloween jusqu'à la mi-décembre sont chargées sur presque tous les calendriers de production, tous formats confondus. Une entreprise qui produit du sirop d'érable en format cadeau, des tisanes en coffret ou des chocolats de saison n'est jamais seule dans la file, elle partage littéralement les mêmes presses que d'autres entreprises alimentaires, ce qui explique pourquoi les délais s'allongent en cascade dès la fin octobre.
Quand lancer sa commande, concrètement
Pour des étiquettes standards, sur un design déjà approuvé, une commande passée début novembre laisse habituellement assez de marge pour une livraison avant les Fêtes. Pour un nouveau design ou un nouveau format, il faut reculer cette date d'au moins deux à trois semaines.
Le 25 décembre et le 1er janvier sont fériés, et plusieurs fournisseurs ferment quelques jours autour de ces dates. Ces journées ne comptent pas dans le calcul du délai de livraison, même si elles tombent en pleine semaine de production.
Une bonne règle : si vos étiquettes doivent être sur les tablettes ou dans les paniers avant le 15 décembre, la commande doit être passée avant la fin octobre.
Prenons un exemple concret : une entreprise qui vend des tablettes de chocolat en édition des Fêtes, avec un nouveau visuel et un format légèrement plus grand que son étiquette habituelle, devrait viser une commande fin septembre ou début octobre. Ça semble tôt en plein cœur des ventes d'automne, mais c'est exactement le genre de délai qui évite de se retrouver, un 5 décembre, à vendre le produit sans étiquette finale parce que l'épreuve traîne encore en approbation.
Le délai qui semblait large en août devient soudainement serré en novembre, pas parce qu'il a raccourci, mais parce que personne ne l'a surveillé entretemps.
Ce qui rallonge le délai sans qu'on s'en rende compte
L'impression elle-même n'est souvent pas l'étape la plus longue. L'approbation du visuel, l'épreuve, prend parfois plusieurs allers-retours, surtout si le bilinguisme français-anglais ou la liste d'ingrédients change d'une année à l'autre.
Un format découpé sur mesure, une nouvelle matière résistante au gel, ou une finition mate plutôt que brillante ajoutent chacun un peu de temps à la préparation avant même que les rouleaux passent en presse.
Additionnez ces étapes et un délai qui semblait large en début de saison devient soudainement serré.
On voit souvent le même scénario se répéter : une première épreuve envoyée un vendredi, ouverte le lundi suivant, avec une correction mineure sur la liste d'ingrédients qui repart en révision. Trois jours se sont écoulés sans qu'une seule minute de presse n'ait tourné. Ce n'est la faute de personne en particulier, mais c'est exactement le genre de délai invisible qui grignote la marge qu'on pensait avoir en réservant tôt.
Prévoir plus que le compte exact
Commander pile la quantité prévue pour les ventes des Fêtes est risqué. Une promotion qui fonctionne mieux que prévu, un rouleau endommagé en production, ou une commande client de dernière minute, et il ne reste plus rien en réserve.
Ajouter une marge de 10 à 15 % à la quantité commandée coûte peu à l'achat, mais évite une commande d'urgence en plein mois de décembre, quand les délais sont les plus longs de l'année.
Un client qui commande pile 3 000 étiquettes pour un panier-cadeau et qui voit sa promotion de fin novembre dépasser toutes ses prévisions se retrouve devant un choix difficile : refuser des ventes ou repartir en commande d'urgence à un moment où toutes les presses tournent déjà à pleine capacité. La marge de 10 à 15 % coûte quelques dollars de plus sur la facture initiale, largement moins cher qu'une réimpression pressée en décembre.
De la commande à la ligne de production
Parlez à votre imprimeur avant, pas après
Un imprimeur qui connaît vos besoins de Fêtes à l'avance peut réserver de la capacité de presse ou vous avertir si un format précis prend plus de temps cette année. C'est plus simple d'ajuster un échéancier en septembre qu'en décembre.
Si un pépin survient malgré tout, mieux vaut le savoir trois semaines avant Noël que trois jours avant.
Un simple courriel envoyé en septembre, ce qu'on prévoit pour les Fêtes, à quoi s'attendre côté délai, suffit souvent à débloquer de l'information précieuse : un imprimeur peut annoncer qu'un format précis prend plus de temps cette année à cause d'un fournisseur de matière première, ou proposer de fractionner la commande en deux livraisons pour libérer une partie du stock plus tôt. Cette conversation ne coûte rien et évite bien des mauvaises surprises.
CE QU'IL FAUT RETENIR
Commandez avant la fin octobre pour un design existant, fin septembre pour un nouveau format ou une nouvelle matière.
L'épreuve, pas l'impression, est souvent l'étape qui mange le plus de temps, répondez vite et désignez un remplaçant en cas d'absence.
Ajoutez 10 à 15 % à votre quantité pour absorber une promotion qui dépasse les attentes.
Prévenez votre imprimeur dès septembre : un fournisseur averti peut réserver de la capacité avant la ruée de novembre-décembre.
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Planifiez vos commandes d'étiquettes selon les périodes clés de l'année.
TéléchargerUn point de départ simple
La méthode la plus fiable reste de fixer une date fixe chaque année pour revoir ses besoins en étiquettes de Fêtes, idéalement à la mi-octobre, avant que les calendriers des imprimeurs se remplissent.
Notre calendrier saisonnier des commandes, à télécharger plus bas, donne des repères concrets pour chaque grande période de l'année, pas seulement les Fêtes.
Mettre cette date au calendrier de l'entreprise, au même titre qu'une échéance fiscale ou une évaluation annuelle, change la dynamique : ce n'est plus une tâche qu'on remet parce qu'on est occupé par autre chose, mais un rendez-vous fixe qui revient chaque année, peu importe le reste de la charge de travail.

